Land Art et Art Urbain

Horizon 2021

Cygnal — Ghyslain Bertholon

Un oiseau pris au piège dans une bouée de sauvetage : la situation paraît inextricable et absurde. D’abord parce que l’accessoire de secours se retourne contre son utilisateur, ensuite parce que le volatile est censé savoir nager !
Surréaliste à souhait, l’image s’avère aussi angoissante qu’elle prête à sourire et suscite une multitude d’interrogations. Vanité contemporaine à la fois drôle et cruelle, Cygnal nous interpelle sur la fragilité de notre environnement. Un monde que l’Homme a façonné au gré de son expansion hégémonique et dont il a détruit les grands équilibres écologiques.
Installé sur plan d’eau, Cygnal sonne comme un avertissement décalé offert à la sagacité des promeneurs.

Ruissellement — Mathilde Caylou

Ruissellement est une installation en verre suspendue aux branches des arbres. Des gouttes de verre soufflées enfilées sur un filin, former un rideau de pluie transparent.
L’eau est devenue et deviendra de plus en plus une préoccupation pour les agriculteurs et chacun d’entre nous. Le Massif du Sancy est riche de ses ressources en eau. Pluviométrie et forêts sont intimement liées ; ces dernières favorisent l’évaporation, la captation et la filtration de l’eau. Par cette installation poétique et délicate, l’artiste souhaite souligner cette relation privilégiée et vitale de l’eau et de la forêt, et par ruissellement, du vivant en général et de notre cadre de vie.

Mimétisme — Stéphane Cellier

Le mimétisme est la propriété que possèdent certaines espèces animales de prendre l’apparence du milieu environnant.
Mais si cette fois, c’était la nature environnante qui souhaitait prendre l’apparence des œuvres d’art qu’elle entoure ?
Pour la création de cette œuvre, la magie et la poésie sont les vecteurs principaux.
L’œuvre Mimétisme est basée sur la création d’illusions d’optique pour permettre au visiteur de découvrir des sculptures qui paraissent en lévitation et des arbres autour qui semblent les imiter.
Pour réaliser cette œuvre des techniques de peinture en trompe l’œil et d’anamorphose seront utilisées.

QI Flowers — Christian Délécluse et Perrine Villemur

Les boules de qi gong, originaires de Baoding en Chine, sont utilisées depuis des millénaires en médecine traditionnelle chinoise pour rétablir l’harmonie entre l’humain et la nature.
Qi flowers transforme trois cents boules de qi gong en un vaste champ de fleurs miroitantes et sonores qui oscillent au gré du vent.
Reflétant l’environnement, ces fleurs d’acier construisent une unité en mouvement entre le ciel, la terre, et les êtres qui la peuplent. L’environnement sonore subtil et apaisant invite les promeneurs à s’immerger dans ce champ de fleurs artificielles.

I believe I can fly — Gleb Dusavitskiy

I believe I can Fly symbolise les rêves.
Cette installation artistique céleste se déploie et prend sens uniquement lorsque le visiteur emprunte les ailes et se laisse guider par ses songes, son désir d’évasion et de liberté.
A travers cette œuvre interactive, laissez-vous porter par vos rêves les plus fous ! I believe I can Fly s’élève au-delà de toutes les frontières de l’imaginaire, une sculpture qui donne du souffle et de l’élan à vos inspirations.
L’artiste se met lui aussi à fantasmer et imaginer que cette œuvre serait porteuse d’un certain pouvoir, celui qui permettrait au public d’incarner et de croire en ses rêves.

Lava — Nicolas Grun et Pierre Laurent

Lava agit à l’échelle du paysage en faisant émerger sur le promontoire la forme d’un dôme rougeoyant qui paraît presque irréel. La terre se fissure en un réseau géométrique de failles qui semblent laisser s’échapper des gerbes verticales. Le vent s’en empare et fait danser ces lignes dans le ciel.
La combinaison de deux formes géométriques, la sphère et la structure hexagonale en nid d’abeille, forme que l’on retrouve dans les formations des orgues basaltiques, compose une série de cellules juxtaposées de hauteurs variables.
L’œuvre est un lieu à explorer. Le visiteur peut passer entre les lignes de sangles et pénétrer dans le dôme, en passant d’une cellule à l’autre. Chacune d’entre elles est un espace délimité par ces cloisons-filtres qui « tamisent » le paysage environnant, d’autant plus que l’on se rapproche du centre de l’œuvre.

Stone 9 — Benjamin Langholz avec la contribution d’Amihay Gonen

Stone 9, vous invite à expérimenter un instant fusionnel avec la nature environnante en vous promenant sur un chemin composé de neuf pierres flottantes de 250 kg.
Confrontez-vous à la nature et à vous-même, tout en mettant votre équilibre à l’épreuve et en prenant de la hauteur. Les neuf pierres « flottent » à 2,5 mètres au dessus du sol, soutenues par des câbles d’acier fixés à trois colonnes d’acier minimales. Marcher sur les pierres « flottantes » avec aisance, comme si l’on sautait sur des rochers au dessus d’un ruisseau où le poids et la stabilité sont en mouvement et deviennent légers.

Pollen — Marion Orel

Cette sculpture s’inspire de l’aspect de certains pollens présents dans la nature à l’échelle microscopique. Elle est implantée à la surface d’un ruisseau, comme un grain de pollen qui aurait été déposé par le vent.
POLLEN reflète la nature qui l’entoure à la manière d’un kaléidoscope, proposant de son environnement une représentation nouvelle. Les spectateurs observent à la surface de la sculpture ces images, tableaux poétiques du paysage environnant qui se redessinent à mesure de leur déplacement, selon l’angle de vue ou simplement au gré de la lumière environnante.

Le géant et la fée — Charles Serruya

Le Géant et la Fée est une sculpture en fil d’acier, un monument transparent qui surgit de la montagne et se découpe sur le ciel pour nous emmener dans l’univers enchanté des contes et légendes du Massif du Sancy.
Selon l’angle de vision, le temps et la lumière, le géant prend différents airs, un coup de vent le fait respirer doucement tandis que son amie la fée ondoie au bout de son doigt. Imposant et gracieux, « le Géant et la Fée » puise dans l’énergie et la beauté de la nature pour prendre vie et veiller tendrement sur l’Homme.

Un arbre m’a dit — Erwan Sito avec la contribution de Patrick Musard

Puisque l’humanité semble ne pas réussir à se hisser à la hauteur de l’Arbre, l’installation
Un arbre m’a dit propose que l’Arbre se penche sur l’humanité. Une invitation à rentrer en frondaison ; un renversement de ce monde qui marche sur la tête, une recherche de fondations poétiques. Comme une conjuration, l’Arbre se met à hauteur d’homme pour offrir en son sein un autre regard, pour prendre parole et proposer recul sur ce qui nous entoure.
Grâce à un système optique, le paysage environnant apparaîtra la tête en bas, la cime de ses arbres devenant, le temps de cette édition, des piliers de l’image et par extension de nouveaux piliers du monde.

Vitr’o — Nicolas Triboulot

À la manière de la mosaïque, de la tapisserie et des courants artistiques comme l’impressionnisme ou le pointillisme, Vitr’O, tel un vitrail d’eau colorée, joue avec les lumières changeantes du Sancy. Le soleil saura faire vibrer les couleurs, comme des pierres précieuses.
Les pensées sauvages, de couleur bleue, sont comme un tableau de Georges Seurat, composé de centaines de petites taches de couleurs.
Elles sont constituées de petites poches contenant de l’eau de différentes couleurs, telles des pixels naturels, et composent une œuvre qui prendra place au milieu de l’immense nature. Tout n’est qu’une histoire de point de vue et d’échelle. Petits nous sommes, face à l’immensité du monde et de la nature, sachons regarder autrement…

Exofaune — Thiago Antonio

Exofaune est une sculpture sonore qui propose une association insoli­te entre un satellite déchu et un oiseau chanteur. Les satellites ont permis à l’Ho­mme de regarder plus loin ont une durée de vie très courte, puis sont aba­ndonnés et remplacés par de plus modern­es. Ici il se métamorphose en un oiseau-machine délabré qui a construit son nid et y chante de jour comme de nuit.
La sculpture reçoit la pluie, le soleil, le vent et se transf­orme. Sa matière évo­lue et change d’appa­rence au fil des sem­aines. L’aspect roui­llé n’est rien d’aut­re qu’une réaction avec les éléments naturels et qui pro­tège, donnant une pl­us grande durabilité aux pièces qui le composent.
Placée au Puy de Cha­mbourguet, l’install­ation possède un dis­positif automate qui utilise des capteurs pour transformer l’intensité de la lum­ière et la force du vent en différents sons créant un récit de fragments sonores ne reproduisant jamais la même mélodie. Le cratère devient un amphithéâtre de la nature, et l’oiseau nous raconte tout ce qu’il a appris autr­efois, lorsqu’il a orbité autour de nous.

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